La Messe de Requiem op. 48 de Gabriel Fauré, écrite en pleine maturité de ce compositeur, est l’une de ses œuvres les plus connues. Cette messe pour les défunts est considérée comme un des chefs-d’œuvre de Fauré et l’un des plus beaux Requiem du XIXe siècle. L’ouvrage, dont l’écriture est très personnelle, contient plusieurs morceaux que l’on peut ranger parmi les plus beaux et les plus émouvants de la musique chorale occidental. Gabriel Fauré, maître de chœur à la Madeleine, ne partageait pas la tendance de son siècle à composer des Requiem théâtraux, romantiques, avec grand orchestre symphonique. Il détestait en particulier le Requiem d’Hector Berlioz (1837). Par ailleurs, le XIXe siècle a été celui de l’évolution de l’opéra qui a pénétré la pratique de la liturgie. L’utilisation de musiques d’opéra à l’Église a continué jusqu’à ce que le nouveau pape Pie X l’interdise. Il fallait donc que G.Fauré compose un Requiem qui s’adapte tant aux oreilles contemporaines qu’à la liturgie catholique. L’œuvre originelle a été entendue pour la première fois le 16 janvier , à l’église de la Madeleine. Le Requiem de Fauré se fait ensuite connaître rapidement en France et dans les pays voisins. Plus tard, l’œuvre traverse l’océan Atlantique. Dès lors, une large diffusion de l’œuvre dans les pays anglo-saxons (dont deux capitales) a été effectuée par Nadia Boulanger.
L’ Agnus Dei est une composition chorale en un seul mouvement de Samuel Barber. En 1967, il a mis les paroles latines de l’Agnus Dei liturgique, une partie de la messe, pour chœur mixte avec accompagnement facultatif d’orgue ou de piano. La musique, en si bémol mineur, a une durée d’environ huit minutes. À la demande d’Arturo Toscanini, il l’a arrangée pour orchestre à cordes et en janvier 1938 a envoyé cette version au chef d’orchestre, qui l’a créée à New York avec l’Orchestre symphonique de la NBC. En le mettant sur l’Agnus Dei liturgique, une partie de la messe, Barber ne changea que peu la musique. La pièce dure environ huit minutes.
Herz und Mund und Tat und Leben (Le cœur, et la bouche, et l’action, et la vie) (BWV 147) est une cantate religieuse de Jean-Sébastien Bach jouée à Leipzig le vendredi . Le choral qui conclut les deux parties de cette cantate bénéficie d’une notoriété particulière : son thème est connu pour avoir été transcrit à de multiples reprises, notamment au piano sous le nom de Jésus que ma joie demeure.
