2019 : Pleins feux sur J. HAYDN

Le Chœur TOLOSA consacre sa saison 2019 au compositeur classique Joseph Haydn, avec deux pièces brillantes, reflets d’une œuvre immense et incontournable :

  • Le Te Deum en ut, dit « de l’Impératrice »
  • La Messe Nelson, en ré Majeur

Pour solistes, chœur et orchestre, ce programme sera joué en fin d’année 2019, entre novembre et fin décembre.

Joseph Haydn (1732-1809)

Joseph Haydn est le compositeur idéal pour représenter le passage du siècle des Lumières à l’époque dite classique. A l’âge de 28 ans, il est remarqué par le Prince Estherhazy, qui l’engage comme musicien en sa résidence de Hongrie, en tant que compositeur, maître de chapelle et chef d’orchestre. C’est là-bas qu’il passera une bonne partie de sa vie et élaborer de nombreuses compositions.

À partir de 1790, il reprend son indépendance et donne à sa vie une vision plus internationale : il est devenu « le » compositeur de son époque, il est invité à Paris, à Londres et dans de nombreuses villes d’Allemagne, prodiguant ses conseils, dirigeant ses nouvelles œuvres et participant à la vie intellectuelle, notamment en s’engageant dans la Franc-Maçonnerie.

Le Te Deum en ut a été écrit en 1799. Il est dédié à Marie-Thérèse, épouse de l’empereur François II. On dit en effet que l’impératrice était dotée d’une très jolie voix et qu’elle était même capable de chanter la partie de soprano de l’oratorio La Création !

Ce Te Deum est uniquement destiné au chœur et à l’orchestre, sans solistes. Sa construction est en 3 parties, 2 parties en majeur, brillantes, encadrant un motif central en mineur.

La Messe Nelson fait partie d’un cycle de 6 messes, écrites entre 1796 et 1802. Son titre originel était : Missa in angustijs (ou Messe dans les temps d’angoisse). Peut-être faisait-elle référence aux évènements historiques d’alors : suites de la Révolution française et débuts de l’épopée napoléonienne, avec son lot d’incertitudes ? La référence à Nelson est une allusion à une visite faite en Autriche par le célèbre amiral, devant qui cette messe fut exécutée. L’anecdote, reprise par un éditeur, a donc suffi pour que la messe soit popularisée à travers l’Europe sous le nom de Messe Nelson.